RDC: Nouvelle version des faits dans l’affaire du médecin pasteur David Balanganayi
- BienHeureux Média
- 29 mars
- 2 min de lecture
De nouveaux éléments circulent concernant l’affaire impliquant le médecin pasteur Dr David Balanganayi Kayembe, actuellement au centre d’une procédure disciplinaire et judiciaire après une intervention sur une patiente en couches à l’hôpital général de Kinkole, à Kinshasa.
Selon une version présentée par certaines sources hospitalières, le médecin se trouvait en mission de supervision dans le cadre du programme Mpox au moment des faits.
D’après cette version, une jeune femme de 21 ans, enceinte à terme, aurait été transférée depuis un centre de santé périphérique vers l’hôpital général de Kinkole pour manque de collaboration pendant le travail.
À son arrivée, elle aurait refusé plusieurs examens médicaux, notamment les examens gynécologiques, et aurait exprimé le souhait de rentrer chez elle malgré le travail déjà en phase active.
Selon le personnel médical, elle refusait également que les soignants ou même ses proches la touchent.

Toujours selon cette version, au moment de l’expulsion, la patiente aurait refusé de pousser et aurait fermé les jambes, ce qui aurait compliqué l’accouchement. Le médecin aurait alors pratiqué une épisiotomie pour faciliter la naissance.
Après l’accouchement, la patiente aurait commencé à saigner et aurait refusé la suture nécessaire pour arrêter l’hémorragie. C’est dans ce contexte que le médecin aurait utilisé une méthode qualifiée de non conventionnelle pour tenter de la contraindre à accepter les soins, afin d’éviter un décès dû à l’hémorragie.
Selon cette même source, la patiente serait finalement devenue stable et aurait quitté l’hôpital le lendemain.
Toujours selon cette version, une vidéo aurait été enregistrée pendant l’intervention pour servir de preuve médicale en cas de décès de la patiente. Cependant, la vidéo aurait ensuite été diffusée sur les réseaux sociaux, déclenchant une polémique et l’ouverture d’une enquête.
Suite à la diffusion de la vidéo, l’Inspection générale de la santé et la police judiciaire se sont saisies du dossier, et le médecin ainsi que certains membres de l’équipe de garde auraient été entendus par les autorités.
Il est important de souligner que:
une enquête est en cours
plusieurs versions des faits existent
les autorités judiciaires et médicales doivent établir les responsabilités
la décision finale n’a pas encore été rendue
Cette affaire soulève plusieurs questions importantes:
la gestion des urgences obstétricales
le consentement du patient
les limites des interventions médicales en situation d’urgence
l’éthique médicale
la responsabilité des médecins
Dans ce genre d’affaire, il est important d’éviter:
la condamnation sans enquête
les rumeurs
les manipulations
les jugements rapides
La vérité doit être établie par la justice et les instances médicales compétentes.
«Celui qui répond avant d’avoir écouté fait un acte de folie et s’expose à la confusion.» (Proverbes 18:13)


Commentaires